dimanche 22 mars 2020

les arbres

"Laisser parler les arbres. Attendre. Bouger un peu. Ne pas laisser l'énergie partir dans le dessin automatique"

Acheté dans ma librairie préférée avant le confinement, un livre attendait son heure et son lieu pour me parler. Le titre m'avait attirée : Je suis ce que je vois. D'Alexandre Hollan dont j'ignorais l'existence. (Editions Erès)
En ces jours où l'agitation est hors-jeu, j'effectue des tâches ou travaux toujours remis au lendemain et feuillette, fouine sur le net ou dans les livres, pour recevoir un souffle extérieur. Bien sûr je dessine, sélectionne d'anciennes toiles dont je me sépare, ou reprends d'anciens croquis, en ajoutant de la couleur.



"Les grands désirs de la vie doivent habiter l'arbre : paix, accueil, bien être... Sinon la forme se vide."

Soirée paisible, une autre variété d'arbre numérique surgit :


"Il y a un moment où le dessin doit être assez fort pour évoluer seul. Pour ne plus tourner en rond, pour me quitter. Mon souffle peut encore l'accompagner. Reviendra-t-il ? Aura-t-il assez d'amour filial pour cela ?"

Comme j'aime me débarrasser d'anciens travaux que j'estime faibles, j'adore voir mes peintures partir vers d'autres murs, prendre leurs aises ailleurs. En fait, jamais je cherche à les voir revenir, je préfère les savoir vivantes en dehors de moi. L'acte de créer me comblant suffisamment.

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