lundi 22 juillet 2019

photographie

"La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie". Milan Kundera, l'Immortalité.

En voyage, grâce au dessin ou la photographie, j'essaie de fixer et restituer une émotion, une ambiance. Pour braver le temps qui passe ? Pour m'ancrer dans le lieu et m'enrichir de nouvelles sensations, c'est sûr. Cela nécessite une accoutumance au lieu, c'est loin d'être immédiat. Ainsi, à Tokyo ou Pékin , je me souviens avoir été désarçonnée par un urbanisme désordonné, me demandant quoi retenir. A Pékin, j'ai pour la première fois, fait des photos que je nommais "idiotes"... "insignifiantes" serait plus juste. Je m'amusais à observer des détails plutôt qu'une vue harmonieuse (qui faisait défaut), à m'éloigner de tout cadrage habituel, à chausser de "nouvelles lunettes", je veux dire : essayer de poser un regard loin de mes habitudes.


Par ce moyen, je m'insinuais peu à peu dans cet univers si singulier.


Mon regard scrutait ce que j'aurais délaissé sinon.


Cela devenait un jeu quotidien.



Saisir l'incongru pour être au plus près d'un ressenti fugitif.


Révéler des éléments (des enseignes par exemple...) qu'on aurait tendance à gommer d'habitude.


Attentive pour la joie d'être présente tout simplement.

dimanche 14 juillet 2019

souvenir de voyage

Voisins et amis s'en vont, l'été sourit et une envie de voyage me démange, alors je me remémore certains séjours, mexicains par exemple :

Holbox, Yucatàn, 2017

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux". Marcel Proust

En effet, partir m'aide à "laver" le regard et changer de perspective. Parfois, pour chatouiller et réveiller mes yeux, il m'arrive à moto (l'engin sollicitant une envie d'être ailleurs ?) d'imaginer que je suis une étrangère débarquant en France. Aussitôt, le regard oublie ses automatismes et devient neuf.

Mexico, Ballet national, Palais des Beaux Arts, 2015

"Je photographie ce que je ne désire pas peindre, et je peins ce que je ne peux pas photographier". Man Ray.

En voyage, je choisis le regard à adopter, selon les circonstances, le temps dont je dispose et l'envie : soit celui du photographe, soit celui du peintre. Il m'est impossible de conjuguer les deux au même moment. Avec la photo, je cherche à être surprise, j'attends le moment juste, je reste en alerte. Pour le dessin et l'aquarelle, je recherche le lieu qui inspire diverses émotions, me remplit d'aise et pourra me porter quelques heures. Passionnant d'en jouer et d'alterner les deux pratiques !

vendredi 12 juillet 2019

bonne route sur mon blog !

"Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux ; Et nous nous comprenons, n'est-ce pas, en un seul sourire" Chu Ta

jeudi 11 juillet 2019

nouvelle série

Après une expo, il y a souvent un moment de latence et de récupération. Cette fois, sursaut de créativité, j'ai entamé aussitôt une nouvelle série à partir d'anciens dessins (fin des années 80) que j'ai copiés, réduits, agrandis, assemblés et mis en couleur. Un bidouillage qui me ravit pour le jeu de la répétition et des déclinaisons infinies.



C'est ainsi, dans le même esprit que j'ai sérigraphié. On a pu le découvrir à ma dernière expo. A partir de plusieurs motifs, j'ai créé finalement des pièces uniques en agençant de manière différente chaque élément. Ce qui a nécessité de très nombreux passages. Dans une telle pratique de reproduction, habituellement, "ça n'existe pas, ça n'existe pas. Et pourquoi pas ?"

mercredi 3 juillet 2019

chez mes amis collectionneurs

Sur des murs amis, très amis, mes toiles vivent leur histoire et racontent un passé, une connivence, battent la mesure d'un temps partagé.

Avec leur cœur choisissent mes collectionneurs et je suis émue de voir mon travail accompagner leur vie.
Acrylique sur toile ou sur bois et marouflage de dessins sur papier, étaient ma manière de faire fin des années 1980 et début 1990. Déjà les personnages jouant dans un espace abstrait, m'habitaient.


Sous les toits d'un petit immeuble parisien, mon studio était devenu atelier. Seuls subsistaient le lit et une table. Je peignais en agrafant de grands papiers sur le mur ou bien récupérais tout support propice à mon besoin de peindre. Parfois, les heures solitaires devenaient grises, je mettais alors un disque d'Higelin et son énergie, je la faisais mienne. 

Une photo de cette peinture pour le remercier, j'envoyai à Jacquot. Le croisant un soir dans le parc de la Villette lors d'un spectacle de percussions, il me dit que le matin même, il était tombé sur mes photos, qu'il était touché et ajouta rien y comprendre...

Puis, dès 1992, j'ai peint au dos de verre, plexi ou rhodoïd, à la manière des "fixés sur verre" sénégalais, procédé que j'ai suivi une dizaine d'années. J'aimais ainsi garder la trace du premier jet (contrairement à une toile qu'on recouvre peu à peu) et jouer avec le hasard (difficile de prévoir l'emplacement exact du trait lorsqu'on travaille à l'envers du support).


   Ensuite, à Saint Denis, heureuse de profiter d'un grand atelier, je men suis inspirée pour créer des compositions, mêlant divers points de vue.

Parallèlement, des visages improvisés surgissaient, à l'encre de chine sur photos médicales récupérées.


Et pour clore la visite : une aquarelle corse de 2003 côtoyant une muse colorée de l'année dernière :


mardi 25 juin 2019

mon expo

Voici en quelques images, un aperçu de ma dernière expo.

Dans mon home sweet home rénové et fleuri grâce à des mains amies,

j'ai présenté
- encres de chine sur toile (technique que j'aime pour son pouvoir coloré, sa luminosité, sa transparence et nécessitant concentration car tout repentir est impossible),

Ecume des rêves, triptyque, 2018

Cheminement + Royaume, 2018

Charme discret, 2019

- dessins sur papier, au feutre, de figures féminines imaginaires qui me sont apparues cette année,

Señoritas, 2019
- impressions de dessins numériques,
- carnets m'accompagnant lors de déambulations ou voyages,
- sérigraphies (pièces uniques !) sur papier rehaussées au feutre,

ou sur tee-shirts, sacs, pochettes et coussins (une première dans ma production).


Ce petit reportage non exhaustif pour vous remercier du fond du cœur d'être venus et vous donner envie de découvrir ce qui suivra… Quand, quoi ?
J'espère me faire surprendre et vous étonner encore.

lundi 17 juin 2019

portes ouvertes

A y'est, mon expo-portes ouvertes a démarré le week-end dernier avec la douceur du ciel tant attendue. Ambiance très détendue et heureuse, merci beaucoup à vous qui êtes venus m'accompagner et m'honorer !

Détails de 2 toiles qui s'en iront sur d'autres murs et que vous pourrez découvrir encore samedi et dimanche prochains de 14h à 20h :