dimanche 8 décembre 2019

zaï zaï zaï

Zaï zaï zaï, Fernande s'en va après son expo
se détendre, prendre l'air du large ou siffler sur la colline (cliquez ICI) ou elle se remet sur ses écrans de soie pour proposer d'autres figures et compositions. Elle hésite.

Un petit souffle poétique ce fut déjà, le dernier film d'Elia Suleiman,
It must be heaven. Un rythme décalé, des scènes inattendues, images léchées, clichés de Paris et New-York pleins d'humour, j'ai aimé !

samedi 7 décembre 2019

bonne route sur mon blog !

"Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux ; Et nous nous comprenons, n'est-ce pas, en un seul sourire" Chu Ta

mardi 3 décembre 2019

The Girly show

Entourée de Sophia Halit et Françoise Diallo,
je fus heureuse de présenter le trio et son Girly show.
Photos, bijoux et sérigraphies,
voici un très bref aperçu
de notre week-end artistique.
Un air d'été, de printemps comme..... (cliquez ICI)

dimanche 24 novembre 2019

cinéma

"Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière". Jean Cocteau

J'aime la salle obscure, l'oubli et le plongeon dans l'univers d'un cinéaste, la découverte de contrées et autres cultures, la fantaisie et bien sûr, le savant dosage d'images successives au service d'une émotion et d'un regard.

Joker fut le film qui me surprit récemment par sa lumière, ses tonalités, son équilibre fragile et souverain entre un certain réel et une autre temporalité, la prestation exceptionnelle et énergique de Joachim Rivers.


Puis de Ken Loach, un autre choc : Sorry we missed you. Dénonciation d'une ubérisation qui broie un homme livreur, déstabilisant l'équilibre de sa famille.  A ses côtés, une femme aide à domicile, dévouée et secouée par les horaires, 2 enfants. Le tableau peut sembler tragique mais l'amour qui les relie est bien présent.


(Le jour même, j'interrogeais justement à un feu, un tout jeune homme sur son scooter avec sa mallette "Uber eats". Moi-même à moto, je m'enquerrai de son moral vu l'état du ciel. De plus en plus nombreux, à toute heure même très tardive, ils roulent et sillonnent désormais l'asphalte parisien ou banlieusard, payés à la course, précarité absolue.)

Autre regard européen, celui de Costa-Gavras avec Adults in the room sur l'élection de Tsipras et ses promesses aux Grecs de stopper  la rigueur qui les étrangle. Le film retrace les discussions de son ministre des finances auprès de la commission européenne et finalement de son échec. Mise en scène parfaite, le rythme est tenu, j'en sors abasourdie et reconnaissante de ce que Costa-Gavras nous rappelle le pouvoir des banques niant une population suffocant.


Enfin, le film les Misérables de Ladj Ly, révélant l'état d'une cité comme celle des Bosquets à Montfermeil. Fiction inspirée du vécu des auteurs et comédiens. Coup de poing, choc, sans surprise cependant, écoutant et discutant souvent avec mes voisins dans notre 9-3 bien malmené...


mais aussi plein de possibles !
Aussi, pour donner couleur à un présent chaotique, chatouiller les mirettes et convier la bonne humeur,
je vous rappelle notre prochaine expo à la maison : The Girly show.
Vernissage ce vendredi 29 novembre à partir de 18h.
Samedi 30 nov et dimanche 1er décembre de 14h à 20h.

mardi 19 novembre 2019

galerie thaddaeus ropac

Un lieu d'expo que j'avais par oubli, déserté jusqu'à présent, je le découvre : la galerie Thaddaeus Ropac dans une ancienne chaudronnerie à Pantin. Près de 5000 m2 dédiés à l'art contemporain.


Je suis saisie dès l'entrée. Est-ce dû à mon goût pour les espaces industriels, le silence régnant dans ce lieu désert un mardi après-midi, ou bien la chaleur ressentie après un chemin à moto sous la pluie et le froid ?
L'artiste à l'honneur : Georg Baselitz. Son inversion systématique des corps et de la toile peut me rebuter, je désirais cependant découvrir son dernier travail, imaginant qu'à 81 ans, un artiste est au faîte de sa recherche, dénué de complexe et allant à l'essentiel.
Je me trouve happée par ces grands corps décharnés. Je trouve l'ambiance grave, triste même, cependant je suis émue par la sobriété et la touche libre. Les corps semblent retrouver leur origine, "poussières d'étoiles" se fondant dans un univers éthéré.


C'est en mettant le nez sur ces toiles, en me rapprochant et m'immergeant dans la peinture que les sensations viennent. Alors l'image délivre son pouvoir d'envoûtement.


Oubliant la figure décharnée, j'entrevois des constellations, des rivières gorgées d'or.


Déclaration d'amour à sa femme ? Baselitz semble s'affranchir du poids de son histoire allemande pour livrer son attachement aussi bien que son détachement.

mardi 12 novembre 2019

fernande

Je lève le voile et vous présente Fernande. Mon alter ego, ma jumelle, pseudo pour mes objets et travaux de sérigraphie. Une histoire de prénom qu'on peut retrouver en cliquant ICI

Pour officialiser Fernande, je m'associe à 2 artistes amies, le temps d'un week-end chez moi, fin novembre.
Françoise Diallo vous présentera ses bijoux et luminaires, Sophia Halit ses photographies et polaroïds, et Fernande (ma pomme) ses tout derniers objets sérigraphiés (sacs, pochettes, carnets, tee shirts, etc...)
De quoi vous régaler au sens propre comme au figuré et l'occasion de dénicher quelques cadeaux à offrir pour Noël.


samedi 2 novembre 2019

rêve

"Je vis pas ma vie, je la rêve.
Le soleil se lève et moi aussi.
C'est comme une maladie,
Que j'aurais chopée tout petit.
Et qui va pas me lâcher,
Avant que j'en crève."
Jacques Higelin, Parc Montsouris

sérigraphie + feutres, 2019

Je dirais de mon côté : je vis ma vie en la rêvant, c'est la rêver qui me donne vie.

Et puisque j'évoque Jacquot, émouvant hommage d'Arthur et Izia en cliquant ICI