mardi 23 juin 2020

en quelques mots

Comment occuper, prendre l'espace, le révéler, en quelques mots ou quelques lignes ? (cliquez ICI)
Par la présence, la simplicité, c'est ce que je crois.

Dessins numériques d'après un croquis d'arbre.
Tout simplement, présentement !!!

dimanche 21 juin 2020

bonne route sur mon blog !

"Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux ; Et nous nous comprenons, n'est-ce pas, en un seul sourire" Chu Ta

lundi 8 juin 2020

grammaire du paysage

"L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire"
Guillaume Apollinaire, Calligrammes

Je lis, approuve et signe, cherchant à chaque croquis, une écriture au plus proche d'un ressenti. Explorer un vocabulaire pour exprimer une émotion, une vision parcellaire de ce qui m'entoure, isoler un instant qui, en le figeant, sera extrait de la chaîne du temps. Dessiner pour flirter avec l'inconnu.

Dessin numérique, Sèvres, 2020

" On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l'on soit aventureux et que l'on aille à la découverte".
(Apollinaire, Calligrammes)


vendredi 29 mai 2020

joie !

Enfin ! Joie d'imaginer une expo à l'automne ou en fin d'année, et de retrouver bientôt tous ces artistes qui, par leur talent, illuminent nos jours. Pouvoir rire et être ému ailleurs que sur les écrans. (cliquez ICI)

Cette semaine, je serai secrète, garderai quelques pépites (à mon humble avis !) qui seront à découvrir de visu, pour de vrai, en chair et en os ensemble.
Alors en attendant, un aperçu du processus de création que j'approuve entièrement par deux artistes qui m'ont beaucoup enrichie, en cliquant  ICI

jeudi 21 mai 2020

projet

"Mon projet préféré ? C'est le prochain" déclarait l'architecte Frank Lloyd Wright.

Durant le confinement, j'ai croqué sous tous les angles mon logement et patio, cherchant à chaque page une écriture plus épurée et au diapason de mon émotion. Les fleurs et plantations associées au bâti me permettaient de jongler avec les lignes, textures et couleurs.

L'heure de la sortie ayant sonné, je me suis rapprochée des berges de la Seine à proximité. Elles me bercent par leur lumière, le clapotis et le lent glissement des péniches.

Depuis plus de 25 ans, j'habite dans le 93, bien souvent malmené par des reportages sensationnels. J'y aime et y décèle, au contraire, une richesse et complexité des échanges entre voisins, un contraste entre l'expansion urbanistique nécessaire et la souveraineté de lieux intermédiaires et persistants.

Déjà, en 2001, je me régalais du contraste entre le stade de France et le pavillon d'une écluse,


ou me posais dans un espace protégé et enclavé à quelques centaines de mètres de chez moi.
(Depuis, la moitié des logements fut démolie, l'autre : rénovée, et la pelouse où les habitants soignaient leurs plantations, en partie bétonnée.)



Noter et célébrer ces lieux pleins de charme et voués à disparaître, m'appelle régulièrement. C'est ce que j'entreprends à nouveau, en dessinant berges ou habitats qui seront peut-être transformés, déplacés ou même rayés du paysage pour les prochains jeux olympiques de 2024.

Sur l'île Saint Denis, je me régale des fantaisies ou créations architecturales, amarrées. Les abords sont à peine entretenus, l'ambiance y est décontractée, j'en oublie la ville et son rythme saccadé.




D'autres images je vous partagerai. Je dévoilerai peu à peu et en partie seulement, pour garder quelques surprises à une prochaine expo qui, j'espère, tardera le moins possible.

lundi 11 mai 2020

Que voy a hacer ?

Me gusta viajar, el viento…. Que voy a hacer ?
J'aime voyager, j'aime le vent… Je reporte mes désirs et vais les transformer.
Mais la question "que vais-je faire" (cliquez ICI), se pose.
Expo prévue depuis un an sur Paris, annulée. Les artistes qui ont nourri de leurs mots, images, sons ou danses, ces 2 mois de confinement, s'interrogent. Leur créativité leur permettra de réagir, ai-je entendu… Nouvelle ère, clame-t-on aussi...

Je me cale dans le présent pour continuer de sourire aux fleurs et me laisser charmer par les arbres.

Sèvres

samedi 2 mai 2020

bulles et bribes

Dans ma bulle je suis,


je dessine pour révéler une humeur, un léger bruissement, prolonger un instant,


et relis quelques bribes, en désordre, d'un de mes textes préférés : Jeu et théorie du Duende de Federico Garcia Lorca :

"Mesdames et Messieurs, j'ai dressé trois arches, et d'une main maladroite, j'y ai placé la muse, l'ange et le duende.
La muse se tient tranquille ; elle peut avoir une tunique à petits plis ou les yeux de vaches qui vous regardent à Pompéi, ou le grand nez à quatre côtés que lui a peint son cher ami Picasso. L'ange peut agiter des cheveux d'Antonello de Messine, une tunique de Lippi et un violon de Massolino ou de Rousseau.
Et le duende... Où est le duende ? A travers l'arche vide, passe un vent de l'esprit qui souffle avec insistance sur la tête des morts, à la recherche de nouveaux paysages et d'accents ignorés ; un vent qui sent la salive d'enfants, l'herbe écrasée et le voile de méduse, qui annonce le baptême permanent des choses fraîchement créées".