dimanche 22 mars 2020

les arbres

"Laisser parler les arbres. Attendre. Bouger un peu. Ne pas laisser l'énergie partir dans le dessin automatique"

Acheté dans ma librairie préférée avant le confinement, un livre attendait son heure et son lieu pour me parler. Le titre m'avait attirée : Je suis ce que je vois. D'Alexandre Hollan dont j'ignorais l'existence. (Editions Erès)
En ces jours où l'agitation est hors-jeu, j'effectue des tâches ou travaux toujours remis au lendemain et feuillette, fouine sur le net ou dans les livres, pour recevoir un souffle extérieur. Bien sûr je dessine, sélectionne d'anciennes toiles dont je me sépare, ou reprends d'anciens croquis, en ajoutant de la couleur.



"Les grands désirs de la vie doivent habiter l'arbre : paix, accueil, bien être... Sinon la forme se vide."

Soirée paisible, une autre variété d'arbre numérique surgit :


"Il y a un moment où le dessin doit être assez fort pour évoluer seul. Pour ne plus tourner en rond, pour me quitter. Mon souffle peut encore l'accompagner. Reviendra-t-il ? Aura-t-il assez d'amour filial pour cela ?"

Comme j'aime me débarrasser d'anciens travaux que j'estime faibles, j'adore voir mes peintures partir vers d'autres murs, prendre leurs aises ailleurs. En fait, jamais je cherche à les voir revenir, je préfère les savoir vivantes en dehors de moi. L'acte de créer me comblant suffisamment.

samedi 14 mars 2020

dessin numérique

Sur un air de... (cliquez ICI), le dessin se répète puis se délie, s'enroule autour du même thème. Les notes de couleur varient, le jeu semble infini.

A partir d'aquarelles anciennes, le stylet de la tablette (encore lui !) s'amuse à virevolter pour amener une nouvelle ambiance.


Egalement à partir de sérigraphies, une autre interprétation surgit.


Valse à mille temps créée par les outils de la tablette, un matériel que j'ai voulu appréhender dès que j'ai découvert David Hockney "peignant" sur Ipad.

vendredi 6 mars 2020

dessiner sur tablette

"Je voulais dessiner la conscience d'exister et l'écoulement du temps".
Henri Michaux

Dessiner pour se sentir vivante, oublier les minutes, les heures et les jours, les gonfler de toute son énergie pour se sentir dans et hors du temps. Par tous les moyens, que ce soit au crayon ou au stylet.

Ces derniers temps, en marge des croquis sur le motif sur différents carnets, c'est la tablette qui m'attire. Avec tous ses outils incorporés, très maniable, elle nécessite un autre tracé et induit une autre façon d'opérer puisque le repentir et la multiplication d'un même motif est aisé. Je m'amuse à intensifier la reproduction et mener le sujet encore plus loin en modifiant des sérigraphies déjà repeintes au préalable.



Jeu sans fin pour le plaisir.
Et à propos d'effets spéciaux et de répétition, vous pouvez, hé hé, cliquer ICI

mardi 3 mars 2020

bonne route sur mon blog !

"Je parle avec ma main, tu écoutes avec tes yeux ; Et nous nous comprenons, n'est-ce pas, en un seul sourire" Chu Ta

mardi 25 février 2020

arbres

Dénudés en hiver, les arbres jettent leurs branches dans le ciel, terminées par des moignons si la coupe fut sévère, ou s'agitant telles des toiles d'araignées légères.


Depuis la voiture, je dessine à l'abri du vent et des gouttes de pluie.


"Il y a deux sortes d'arbres : les hêtres et les non-hêtres" Raymond Queneau

Les points de vue improbables, choisis en fonction des places de stationnement, m'incitent à m'attacher à un détail,  à un arbre que j'aurais dédaigné, devenant alors compagnon et sujet d'un dessin.

Bénerville, Deauville

D'escale en escale, sur la côte normande, je me suis régalée de lignes et couleurs de saison.

Houlgate, Villers

Sur la route, un temps mitigé et incertain de fin d'hiver, des pensées vers d'autres rives (cliquez 
ICI) et soudain une jolie éclaircie.

Houlgate

mercredi 19 février 2020

le muma au havre

Au Havre, dernier jour, dimanche passé, d'une exposition consacrée au peintre Reynold Arnould qui fut également le 1er conservateur du MUMA et "rédacteur du programme architectural".

"Conçu comme une boîte de verre ouverte sur la ville, le ciel et la mer, le nouveau musée du Havre est un bâtiment vivant, baigné de lumière naturelle et totalement flexible, dans lequel le visiteur est invité à voyager en liberté, à l'écoute de ses sens et de ses choix. Très innovante pour son temps, la scénographie conçue par Reynold Arnould (...) vise avant tout à donner à chaque oeuvre son espace de visibilité optimale sans jamais diriger la visite".

Inauguration  le 24 juin 1961

Aujourd'hui, les cimaises mobiles ont disparu pour faire place à des cloisons. La visite reste cependant toujours aussi libre, contrastant avec les parcours linéaires obligés de la plupart des expositions.


Dans les œuvres de Reynold Arnould, j'ai vainement cherché une écriture, des "signes plastiques" déterminants comme le réclamait Matisse. De bonne facture, son travail m'a laissée insensible. 
Par contre, j'ai adoré découvrir quelques pépites dont j'ignorais l'existence, que ce soit au sein de l'exposition au rez-de-chaussée ou parmi la collection permanente du 1er étage, cette dernière étant renouvelée régulièrement, il semblerait.

Georges Braque, La côte de Grâce à Honfleur, 1905

Félix Vallotton, Pont à la romaine à Cagnes, 1923

Georges Michel, Route près d'un bourg, circa 1830-1840

Zao Wou-Ki, Nous deux, 1955

jeudi 13 février 2020

autre direction

"Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction".
Francis Picabia, La Pomme de pins, 1922

Quelques jours près de la mer irisée sous le soleil d'hiver, pour accompagner une amie.

Cannes, 2020